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Éducation parentale : La sévérité extrême cause de troubles anxieux


Des pratiques parentales « coercitives » peuvent faire monter le niveau d’anxiété chez les enfants. Agripper un enfant par le bras, crier contre lui et le punir à répétition ne sont pas sans risque à long terme. De telles pratiques parentales seraient associées à l’émergence de différents troubles anxieux chez les jeunes, dont la phobie sociale, l’anxiété de séparation et le trouble panique. Une recherche subventionnée par les Instituts de recherche en santé du Canada et par le Fonds de la recherche en santé du Québec cherche à identifier les marqueurs neurologiques liés à cette association, punitions – troubles anxieux.

Françoise Maheu, chercheuse au Département de psychiatrie de la Faculté de médecine de Montréal conclut que les pratiques parentales coercitives sont l’une des causes liées à la manifestation de l’anxiété. Il ne s’agit pas de maltraitance ou d’abus physique mais des punitions trop courantes. « Cela ne permet pas d’inculquer une bonne discipline. Au contraire. Il y a des effets psychologiques sur les enfants. »

Un lien génétique probable : Depuis 2008, une analyse sur les liens entre le fonctionnement du circuit de la peur et les pratiques parentales coercitives ainsi que l’anxiété vécue par les enfants, est entreprise pour une durée de 12 ans sur groupes de jeunes définis en termes de pratiques parentales coercitives et d’anxiété, analysés en fonction de leurs trajectoires développementales. Des évaluations sont réalisées, annuellement, depuis l’âge de 5 mois et jusqu’à 12 ans, chez quelque 2.500 jeunes issus d’une cohorte du Groupe de recherche sur l’inadaptation psychosociale chez l’enfant. Ces enfants sont nés au Québec et les mères ont fourni des renseignements par entretiens prolongés sur les pratiques parentales et le degré d’anxiété des enfants et des autres membres de la famille.

5 à 7 % des femmes qui ont de nombreuses pratiques parentales coercitives alors que leur enfant est âgé de 5 mois les poursuivent au fil du temps, indique Madame Maheu. D’où l’importance d’intervenir le plus tôt possible afin d’avoir un effet à long terme sur le bien-être des jeunes. »

Des marqueurs neurologiques soutiennent cette association : « Mon hypothèse est neurologique et le circuit de la peur jouerait un rôle. Ce circuit comprend deux structures distinctes : l’amygdale, située dans le lobe temporal médian, et le cortex cingulaire antérieur, localisé à l’avant du cerveau. Ces deux structures sont associées à la peur. Répartis en 4 groupes, 120 jeunes de la cohorte ont accepté des tests par IRM. En observant leur activité cérébrale, Françoise Maheu observe le circuit de la peur et leur niveau d’anxiété. « L’objectif est d’identifier les marqueurs neuronaux en cause chez ces jeunes, qui n’ont pas encore de troubles anxieux déclarés, dans l’objectif de mettre en place des traitements préventifs pour empêcher l’anxiété de se manifester et de persister à l’âge adulte ».

Mon hypothèse est qu’il y aura une différence chez les enfants du groupe témoin dont les parents ne souffrent pas de troubles anxieux. Si c’est le cas, la prédisposition neuronale à l’anxiété aurait donc une forte composante héréditaire(.) Personne n’a, à ce jour étudié de façon poussée le fonctionnement du cerveau chez les jeunes asymptomatiques dont les parents souffrent d’un trouble anxieux.

Source : Université de Montréal, mise en ligne Claire Tancrède, Santé log, le 22 septembre 2010


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