Déontologie : Dans une société décadente, la justice et la morale font-elles encore bon ménage ?
Un échange de tweets malheureux est l’occasion de s’interroger sur le rôle des juges (et du journalisme)…
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Quand l’imbécile montre du doigt, le sage regarde l’imbécile.. puis la lune…
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Bavarder à outrance (via tweets ou autre) pendant un procès d’assise tandis qu’on occupe le siège ou le parquet, et où se mêlent la souffrance des victimes, le destin des jugés et la société témoin, relève manifestement d’un écart déontologique sinon d’une forme d’indifférence qui n’est pas tolérable à partir du moment où on est acteur de la décision.
Un croque-mort peut encore avoir quelques barrières mentales vis-à-vis des personnes qui entrent dans sa boutique mais il n’est pas acteur du destin déjà signé de son principal client. Il s’oblige tout de même, par déontologie, à des questions de forme et à mettre des gants…
Cependant, il faut aussi s’interroger de l’instrumentalisation qui pourrait-être faites de certains « écarts » quand on les compare à d’autres qui ne bénéficient pourtant pas de la même pugnacité dans la dénonciation… D’autant, quand la chose émane d’un journalisme contemporain dont on connait l’exemplarité manifeste et la rigueur déontologique… Alors quand l’hôpital se moque de la charité, il ne faut pas seulement s’arrêter à la médisance mais tenter de voire au-delà et s’interroger, s’il y-a-t-il des mobiles à la dénonciation ou a contrario, si la chose montrée n’est qu’un arbre qui cache la forêt ?
Et chacun* d’incarner le changement qu’il souhaite voir s’opérer,
parce que ca ne viendra pas tout seul..
*(juges et journalistes compris)

Le tweet de trop ? Le compte de 2 magistrats, suspendu : @Proc_Gascogne @Bip_Ed
Des magistrats tweetent pendant un procès d’assises
Le compte Twitter @Proc_Gascogne a été supprimé (12/2012). (photo Fabien Cottereau/« Sud Ouest »)
La centaine de tweets échangés entre deux hommes au cours de ces trois jours d’audience relatifs à une tentative de meurtre déplorée à Villeneuve-de-Marsan (40) entre un vice-procureur de la République et un président du tribunal d’instance.
L’essentiel de leur discussion se classe assurément dans la catégorie des blagues potaches. « On a le droit de gifler un témoin ? #jplq », demande par exemple @Proc_Gascogne. Une heure plus tard, le même : « Bon, ça y est, j’ai fait pleurer le témoin… #Oranginarouge » Ça continue. « Question de jurisprudence : un assesseur exaspéré qui étrangle sa présidente en pleine audience, ça vaut combien ? » lance @Bip_Ed. @Proc_Gascogne réagit : « Je serai témoin de moralité. » Quelques secondes passent. @Proc_Gascogne à @Bip_Ed : « Je te renvoie l’ascenseur en cas de meurtre de la directrice du greffe. »
Tout ça relève évidemment de la plaisanterie. Mais une intervention extérieure va venir soulever la vraie question posée par ces échanges suivis librement par tous les internautes usagers de Twitter. Elle est posée par (…) un ancien président de TGI et actuel conseiller près la Cour de cassation : « C’est quand même limite de tweeter pendant l’audience, non ? » (…) « Ça donne l’impression qu’on ne s’intéresse pas trop à ce qui se passe, du moins je trouve. » « Si ça se voit, je suis d’accord », conclut très simplement le vice-procureur (…)
Interpellés dès lundi sur le sujet, le procureur de la République et le président du TGI de Mont-de-Marsan ont simplement indiqué hier qu’ils avaient aussitôt alerté le procureur général et le premier président de la cour d’appel de Pau. Ces deux autorités hiérarchiques ont à leur tour confirmé qu’une enquête administrative avait été diligentée par la chancellerie. (…) " ( Sud-Ouest)
Encore faut-il hiérarchiser les "écarts" à la déontologie…
Démangeaisons ? Un juge se masturbe en pleine audience
Et par extension, le thème abordé de l’implication plus dans la carrière que dans la déontologie
ainsi que le repli derrière la "technicité du droit" a contrario du recul d’une indépendance souhaitable…
(Angoulème, CSM, Charente libre, octobre 2003)
Témoignage d’un juge d’instruction "dissident"
"Un plaidoyer pour le mensonge" (Laurent Lèguevaque, Tours)
"Je me suis dit, la coupe est pleine parce qu’en l’occurence, on me retirait le droit à la compassion et un juge privé de compassion, c’est un aveugle dans une caverne" (Laurent Lèguevaque, ex-juge d’instruction)
"Il y a des juges humains… Le problème c’est que le système les lamine, le système de recrutement ne les favorise pas et une fois qu’on est à l’intérieur, ca n’est pas par cela que l’on est bien noté, bien vu, bien considéré. Au contraire, de nos jours, un juge humain va plutôt être mal considéré, regardé de travers, …" (Laurent Lèguevaque, ex-juge d’instruction)
Mais que représente tout ça, si on continue de relativiser…

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Toujours plus haut ? …
Témoignage de Charles Roche
+ d’infos sur la pédocriminalité institutionnelle
et pourquoi, "la coupe est vraiment pleine"…
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La fin du silence ? …
Dysfonctionnements judiciaires mis en exergue dans ce reportage "Viols d’enfants, la fin du silence" (documentaire 1999, France 3 – présenté par Elise Lucet)
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Et si ça n’était pas si récent ? …
+ d’infos sur le réseau pédocriminel : "Sous Louis XV, l’Hôpital Général au cœur d’un vaste trafic d’enfants"
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| Sondage | Conclusion :
Oui, très certainement, il n’y aura pas de médailles au bout, juste le chômage… mais ne vaut-il pas mieux risquer d’être un journaliste humilié parce qu’ayant le sens des valeurs plutôt que le blason même écarlate, s’il n’est redoré que par le vernie d’une société décadente ? Moralité : Quand l’imbécile montre du doigt, le sage devrait ne pas omettre de s’interroger sur l’imbécile, et sur la lune également… |



















Disparition inquiétante Stan Maillaud depuis le 22/09 
Justice et déontologie
Peut-on raisonablement avoir l’espoir d’une amélioration possible ?
"Vous pouvez répéter ?"
Taubira impose un stage sur « l’identité de genre » aux magistrats. L’USM mécontente.
Court-métrage (humour) : Magistrature, action discrète
L’affaire Roche et le petit monde feutré de certaines amitiés en magistrature…(source)
Le film "Outreau : L’autre vérité" sort en salle
+ d’infos : "Outreau, l’autre vérité: ce que le public ne devait pas comprendre" (Dondevamos – 27/02/2013)
+ facebook : http://www.facebook.com/OutreauLeFilm
Témoignage d’Hervé Villard à propos des abus sexuels (également par des juges pour enfants) et dont il a été témoin et victime alors qu’il était sous la responsabilité de l’Etat (Hopital Saint Vincent de Paul)
Mise en examen d’un JAF à Meaux dans une affaire de moeurs
Le scandale du "Murs des Cons" du syndicat de la Magistrature casse-t-il le mythe de l’impartialité judiciaire ?

" Le mythe d’une justice indépendante s’effondre une nouvelle fois. Les magistrats, qui refusent sans cesse l’ingérence des politiques dans leurs affaires, n’hésitent pas à se mêler, eux, de politique. Le problème est qu’ils ne sont pas élus, ne sont évalués par personne, et ne subissent pratiquement pas de contrôle. Dès lors que la magistrature s’occupe de politique, ne devrait-elle pas être soumise à un certain contrôle? (…)" (NL – 26/04/2013)
Le célèbre "mur des cons" filmé comme une relique
"Sa fille avait été assassinée en 2007 dans le RER D par un meurtrier-récidiviste. Il aura le droit d’être sur le mur des Cons par le Syndicat de la Magistrature".
source: http://lemurdescons.tumblr.com/
Le "mur des cons" du Syndicat de la Magistrature : une honte pour la Justice en France